Voile et sortie scolaire — 2019

Le 11 octobre 2019, lors d’une séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul demande à la présidente de région de faire retirer son voile à une mère accompagnant un groupe d’écoliers.

La femme était présente dans le public et n’était pas soumise à l’obligation de neutralité applicable aux agents publics. La présidente refuse sa demande et rappelle que le règlement ne permet pas de lui imposer de retirer son voile.

L’intervention provoque une vive polémique. Le fils de la femme, présent dans la salle, est filmé en pleurs. Odoul publie ensuite lui-même une vidéo de la scène sur les réseaux sociaux, qui devient virale.

Il déclare par la suite ne « [n’avoir] aucun regret » concernant son intervention.

Chiffres erronés sur les mineurs non accompagnés — 2020

En octobre 2020, Julien Odoul diffuse une vidéo dénonçant le coût de la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA) dans l’Yonne.

Il affirme notamment que 4,3 millions d’euros seraient consacrés aux MNA contre seulement 728 000 euros aux familles en difficulté.

Ces chiffres sont fortement contestés : le budget consacré aux familles en difficulté dans le département est alors estimé à environ 230 à 240 millions d’euros, soit environ 14 fois plus que le montant consacré aux MNA.

Il affirme également qu’une très forte proportion des MNA seraient en réalité majeurs, en s’appuyant sur des chiffres controversés concernant les évaluations d’âge.

Propos sexistes — 2021

Lors de la campagne des élections régionales de 2021, Julien Odoul fait une remarque visant Florence Portelli, vice-présidente du conseil régional d’Île-de-France, en faisant référence à sa couleur de cheveux.

La remarque provoque une polémique et est dénoncée comme sexiste par plusieurs responsables politiques.

Blague sur le suicide d’un agriculteur — 2021

En 2021, Libération révèle un enregistrement d’une réunion du groupe RN au conseil régional datant de 2019.

Alors qu’un participant évoque le suicide d’un agriculteur par pendaison, Julien Odoul lance :

« Est-ce que la corde est française ? »

La phrase est prononcée dans un échange ponctué de rires. Odoul nie initialement avoir parlé de l’agriculteur et affirme avoir fait référence à un loup. La publication de l’enregistrement et sa transcription contredisent cette version.

Propos visant la journaliste Nassira El Moaddem — 2024

En mai 2024, Julien Odoul intervient sur CNews après une publication de la journaliste Nassira El Moaddem critiquant une décision de la Fédération française de football.

Ses propos sont dénoncés comme racistes et comme une incitation à la « remigration ». L’intervention contribue à une importante vague de cyberharcèlement visant la journaliste, qui devient notamment la cible de nombreuses insultes racistes sur les réseaux sociaux.

Tract contre le Nouveau Front populaire — 2024

Pendant la campagne des élections législatives de 2024, Julien Odoul fait diffuser dans sa circonscription un tract présentant plusieurs affirmations sur le programme du Nouveau Front populaire.

Le document affirme notamment que le NFP voudrait fermer CNews, censurer les journalistes de droite et d’extrême droite, désarmer la police, soutenir les islamistes et remettre en cause le droit de propriété.

Ces affirmations sont qualifiées de trompeuses ou mensongères par plusieurs sources de vérification. Aucune condamnation judiciaire n’est toutefois intervenue sur ce tract.

Propos sur « Mamadou » et chiffres trompeurs — 2026

Le 12 mars 2026, en meeting à Pau, Julien Odoul affirme qu’une femme a « plus de chances de se faire agresser par Mamadou que par Kévin ou Mattéo » et avance plusieurs statistiques sur la part des étrangers ou migrants dans les agressions sexuelles (63 % dans les transports d’Île-de-France, 50 % des viols à Paris). Ces chiffres sont sans source officielle ou tirés d’un échantillon très restreint. SOS Racisme a décidé de porter plainte pour injure raciale publique et provocation à la haine raciale.

Condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires — 2025-2026

Cette affaire est distincte de ses polémiques politiques.

Entre octobre 2014 et juillet 2015, Julien Odoul est rémunéré environ 56 000 euros par le Parlement européen comme assistant de l’eurodéputée FN Mylène Troszczynski.

Dans le même temps, il travaille comme conseiller spécial de Marine Le Pen. Il n’aurait jamais rencontré Troszczynski pendant la période de son contrat et aucune trace de travail parlementaire pour elle n’a été retrouvée.

En mars 2025, il est condamné pour recel de détournement de fonds publics à huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.

En juillet 2026, la cour d’appel confirme sa culpabilité et les huit mois de prison avec sursis, mais transforme l’inéligibilité en une peine d’un an avec sursis. Il conserve donc son mandat de député. La condamnation fait l’objet d’un pourvoi en cassation.