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Documentation · Rassemblement National

Le parti qui vous veut du mal

Une base de données structurée et sourcée regroupant violences, propos haineux, condamnations d'élus, liens avec les groupuscules et désinformation attribués au parti et à ses membres.

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Faits récents

Racisme✓ Vérifié

Yannick Magnier candidat RN crie nique les arabes et Heil Hitler sur les réseaux sociaux

À quelques jours des municipales, un membre de la liste RN de Gap fais à visage découvert apologie du régime nazi

Racisme ✓ Vérifié

Yannick Magnier candidat RN crie nique les arabes et Heil Hitler sur les réseaux sociaux

·Yannick Magnier

À quelques jours des municipales, un membre de la liste RN de Gap fais à visage découvert apologie du régime nazi

Contexte

A quelques jours des municipales, dans a liste RN de gap, mené par Raphael Leroux, Yannick Magnier un membre de la liste s’amuse sur les réseaux sociaux sous le pseudo de “Gouse Gala”. Ces vidéos datent de 2024 et sont remontés en interne du partie. Il est pourtant investie aux municipales en 2026 avant que l’affaire ne devienne public. On peut l’y entendre dire “Allah AKBAR” avec un couteau en main, chantonné “la balade des salles rebeux”. Dans la discussion vidéo, on y entend aussi “les chambres à gaz, c’était le bon temps”, “Je suis nazi et je le reste”, “heil hitler”

Justice✓ Vérifié

José Beaurain, député RN de l'Aisne, accusé de détournement d'argent public et de harcèlement par d'anciens collaborateurs

Selon une enquête de Mediapart, d'anciens assistants parlementaires du député RN José Beaurain l'accusent d'avoir mis en place un système de rétrocession en espèces d'une partie de leurs primes, d'embauche fictive au profit de son frère, et de harcèlement moral et sexuel.

Justice ✓ Vérifié

José Beaurain, député RN de l'Aisne, accusé de détournement d'argent public et de harcèlement par d'anciens collaborateurs

·José Beaurain

Selon une enquête de Mediapart, d'anciens assistants parlementaires du député RN José Beaurain l'accusent d'avoir mis en place un système de rétrocession en espèces d'une partie de leurs primes, d'embauche fictive au profit de son frère, et de harcèlement moral et sexuel.

Les faits

Plusieurs anciens collaborateurs de José Beaurain, député RN de la 4e circonscription de l’Aisne et non-voyant, l’accusent d’avoir mis en place un système d’enrichissement personnel sur les fonds destinés à rémunérer son équipe parlementaire.

En tant que député malvoyant, Beaurain bénéficie d’une enveloppe supplémentaire d’environ 5 000 euros par mois pour recruter des assistants. Entre 2022 et 2026, il a employé 18 collaborateurs parlementaires successifs — un taux de rotation particulièrement élevé.

Le système de rétrocession de primes

Plusieurs anciens assistants affirment que Beaurain leur versait des primes via l’enveloppe de l’Assemblée nationale, avant de leur demander de lui en restituer la moitié en espèces. Ils disent avoir conservé des justificatifs : fiches de salaire, relevés bancaires et tickets de retrait au distributeur automatique.

L’un d’eux, Kylian Couteaux, raconte également avoir vu un ami commun embauché par le député en août 2025 « en échange de bons procédés » pour distribuer des tracts, cet ami étant selon lui « payé le double via l’Assemblée nationale » à charge de reverser la moitié de ce salaire au frère du député. Un autre témoignage évoque l’utilisation du salaire d’assistants pour acheter des meubles destinés à ce même frère, ainsi qu’une proposition faite à un collaborateur autour d’« un coup immobilier sur la vente de bâtiments publics ».

Harcèlement et conditions de travail

Une ancienne collaboratrice a saisi la cellule anti-harcèlement de l’Assemblée nationale pour des faits de harcèlement moral et sexuel. Elle rapporte que le député lui aurait demandé « si [elle] aimai[t] les parties fines et les fantasmes ».

Kylian Couteaux décrit de son côté avoir été mis « à l’isolement, les portes de [son] bureau étaient fermées », et évoque des week-ends travaillés « du vendredi au dimanche » à raison de 45 heures, non rémunérées comme telles. Plusieurs collaborateurs disent aussi avoir été chargés de tâches sans rapport avec leurs fonctions, comme récupérer les enfants du député à l’école ou rédiger le CV de sa compagne.

Violences✓ Vérifié

Le mari de la députée RN Tiffany Joncour condamné à 15 mois de prison ferme pour l'agression de son attaché parlementaire

Après avoir découvert des messages laissant penser à une liaison entre sa femme, la députée RN Tiffany Joncour, et son attaché parlementaire Tim Bouzon, Maxime Gaucher — mari de la députée, militant d'extrême droite fiché S — parcourt six heures de route pour l'agresser. Il est condamné à 24 mois de prison, dont 15 ferme.

Violences ✓ Vérifié

Le mari de la députée RN Tiffany Joncour condamné à 15 mois de prison ferme pour l'agression de son attaché parlementaire

·Tiffany Joncour

Après avoir découvert des messages laissant penser à une liaison entre sa femme, la députée RN Tiffany Joncour, et son attaché parlementaire Tim Bouzon, Maxime Gaucher — mari de la députée, militant d'extrême droite fiché S — parcourt six heures de route pour l'agresser. Il est condamné à 24 mois de prison, dont 15 ferme.

Les faits

Dans la nuit du 19 au 20 août 2026, alors que la famille est en vacances dans les Landes, Maxime Gaucher, mari de la députée RN du Rhône Tiffany Joncour, découvre sur le téléphone de sa femme des messages laissant penser à une liaison avec Tim Bouzon, son attaché parlementaire et conseiller à la Métropole de Lyon.

Gaucher parcourt alors environ six heures de route pour rejoindre Neuville-sur-Sarthe, où Bouzon passe la soirée chez une connaissance. Il le surprend alors que celui-ci revient d’un jogging nocturne, le frappe à coups de poing et de pied — le visage tuméfié, la victime se voit prescrire cinq jours d’incapacité totale de travail — puis lui vole son téléphone et profère des menaces de mort.

Le verdict

Jugé en comparution immédiate, Maxime Gaucher est condamné le 25 août 2026 par le tribunal judiciaire du Mans à 24 mois de prison, dont 15 ferme, avec mandat de dépôt à l’audience, pour violences avec préméditation et menaces de mort réitérées. Le tribunal lui interdit également tout contact avec la victime et l’accès à son domicile.

À l’audience, le parquet aurait résumé les faits en ces termes : « Vous le battez. Vous êtes plus fort que lui. »

Profil du condamné

Maxime Gaucher, 37 ans et père de quatre enfants, est fiché S et identifié comme militant identitaire, avec des liens anciens avec des groupuscules d’ultradroite lyonnais. Il avait déjà été condamné en 2013 à huit mois de prison avec sursis pour des violences commises contre une photojournaliste et des policiers en marge de manifestations contre le mariage pour tous, et avait écopé début 2026 d’une condamnation pour travail dissimulé.

Elu RN✓ Vérifié

Julien Odoul : principales polémiques et prises de position controversées

Le député RN Julien Odoul est à l'origine de plusieurs polémiques depuis 2019, notamment autour du voile, de chiffres erronés sur les mineurs non accompagnés, de propos visant une journaliste et d'une plaisanterie sur le suicide d'un agriculteur. Il a également été condamné dans l'affaire des assistants parlementaires du FN.

Elu RN ✓ Vérifié

Julien Odoul : principales polémiques et prises de position controversées

·Julien Odoul

Le député RN Julien Odoul est à l'origine de plusieurs polémiques depuis 2019, notamment autour du voile, de chiffres erronés sur les mineurs non accompagnés, de propos visant une journaliste et d'une plaisanterie sur le suicide d'un agriculteur. Il a également été condamné dans l'affaire des assistants parlementaires du FN.

Voile et sortie scolaire — 2019

Le 11 octobre 2019, lors d’une séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul demande à la présidente de région de faire retirer son voile à une mère accompagnant un groupe d’écoliers.

La femme était présente dans le public et n’était pas soumise à l’obligation de neutralité applicable aux agents publics. La présidente refuse sa demande et rappelle que le règlement ne permet pas de lui imposer de retirer son voile.

L’intervention provoque une vive polémique. Le fils de la femme, présent dans la salle, est filmé en pleurs. Odoul publie ensuite lui-même une vidéo de la scène sur les réseaux sociaux, qui devient virale.

Il déclare par la suite ne « [n’avoir] aucun regret » concernant son intervention.

Chiffres erronés sur les mineurs non accompagnés — 2020

En octobre 2020, Julien Odoul diffuse une vidéo dénonçant le coût de la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA) dans l’Yonne.

Il affirme notamment que 4,3 millions d’euros seraient consacrés aux MNA contre seulement 728 000 euros aux familles en difficulté.

Ces chiffres sont fortement contestés : le budget consacré aux familles en difficulté dans le département est alors estimé à environ 230 à 240 millions d’euros, soit environ 14 fois plus que le montant consacré aux MNA.

Il affirme également qu’une très forte proportion des MNA seraient en réalité majeurs, en s’appuyant sur des chiffres controversés concernant les évaluations d’âge.

Propos sexistes — 2021

Lors de la campagne des élections régionales de 2021, Julien Odoul fait une remarque visant Florence Portelli, vice-présidente du conseil régional d’Île-de-France, en faisant référence à sa couleur de cheveux.

La remarque provoque une polémique et est dénoncée comme sexiste par plusieurs responsables politiques.

Blague sur le suicide d’un agriculteur — 2021

En 2021, Libération révèle un enregistrement d’une réunion du groupe RN au conseil régional datant de 2019.

Alors qu’un participant évoque le suicide d’un agriculteur par pendaison, Julien Odoul lance :

« Est-ce que la corde est française ? »

La phrase est prononcée dans un échange ponctué de rires. Odoul nie initialement avoir parlé de l’agriculteur et affirme avoir fait référence à un loup. La publication de l’enregistrement et sa transcription contredisent cette version.

Propos visant la journaliste Nassira El Moaddem — 2024

En mai 2024, Julien Odoul intervient sur CNews après une publication de la journaliste Nassira El Moaddem critiquant une décision de la Fédération française de football.

Ses propos sont dénoncés comme racistes et comme une incitation à la « remigration ». L’intervention contribue à une importante vague de cyberharcèlement visant la journaliste, qui devient notamment la cible de nombreuses insultes racistes sur les réseaux sociaux.

Tract contre le Nouveau Front populaire — 2024

Pendant la campagne des élections législatives de 2024, Julien Odoul fait diffuser dans sa circonscription un tract présentant plusieurs affirmations sur le programme du Nouveau Front populaire.

Le document affirme notamment que le NFP voudrait fermer CNews, censurer les journalistes de droite et d’extrême droite, désarmer la police, soutenir les islamistes et remettre en cause le droit de propriété.

Ces affirmations sont qualifiées de trompeuses ou mensongères par plusieurs sources de vérification. Aucune condamnation judiciaire n’est toutefois intervenue sur ce tract.

Propos sur « Mamadou » et chiffres trompeurs — 2026

Le 12 mars 2026, en meeting à Pau, Julien Odoul affirme qu’une femme a « plus de chances de se faire agresser par Mamadou que par Kévin ou Mattéo » et avance plusieurs statistiques sur la part des étrangers ou migrants dans les agressions sexuelles (63 % dans les transports d’Île-de-France, 50 % des viols à Paris). Ces chiffres sont sans source officielle ou tirés d’un échantillon très restreint. SOS Racisme a décidé de porter plainte pour injure raciale publique et provocation à la haine raciale.

Condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires — 2025-2026

Cette affaire est distincte de ses polémiques politiques.

Entre octobre 2014 et juillet 2015, Julien Odoul est rémunéré environ 56 000 euros par le Parlement européen comme assistant de l’eurodéputée FN Mylène Troszczynski.

Dans le même temps, il travaille comme conseiller spécial de Marine Le Pen. Il n’aurait jamais rencontré Troszczynski pendant la période de son contrat et aucune trace de travail parlementaire pour elle n’a été retrouvée.

En mars 2025, il est condamné pour recel de détournement de fonds publics à huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.

En juillet 2026, la cour d’appel confirme sa culpabilité et les huit mois de prison avec sursis, mais transforme l’inéligibilité en une peine d’un an avec sursis. Il conserve donc son mandat de député. La condamnation fait l’objet d’un pourvoi en cassation.

Note éditoriale

Tous les faits référencés sont issus de sources journalistiques vérifiées, décisions de justice ou rapports officiels. Cette base de données a pour objectif de documenter, non de diffamer.