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Elne : un projet d'écoquartier remis en cause par la nouvelle municipalité

La municipalité d'extrême droite élue à Elne a suspendu ou réorienté plusieurs projets d'aménagement durable, dont un écoquartier porté par l'équipe précédente.

#Ecologie #Economie
·Reporterre ↗
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Elne : un projet d'écoquartier remis en cause par la nouvelle municipalité

·Nicolas Garcia (projet concerné)

La municipalité d'extrême droite élue à Elne a suspendu ou réorienté plusieurs projets d'aménagement durable, dont un écoquartier porté par l'équipe précédente.


Contexte

À Elne, dans les Pyrénées-Orientales, la nouvelle municipalité issue de l’extrême droite hérite de plusieurs projets liés à la transition écologique et à l’aménagement durable.

Décisions

Les élus remettent en cause :

  • dix potagers urbains et jardins-forêts de 200 à 4 000 m2
  • plusieurs aménagements destinés à limiter l’artificialisation des sols ;
  • des projets liés à la transition écologique locale.

_ Quand il m’a reçue, le maire m’a expliqué que ces jardins étaient “utopistes” _

Conséquences

Les promoteurs du projet considèrent que les nouvelles orientations municipales ralentissent ou compromettent des investissements déjà engagés pour adapter la commune aux enjeux climatiques.

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Le RN critiqué pour son abstention sur la nationalisation d’ArcelorMittal

Alors qu'il défend régulièrement la souveraineté industrielle et la protection de l'emploi, le Rassemblement national s'est abstenu lors du vote d'une proposition de loi visant à nationaliser les activités françaises d'ArcelorMittal, suscitant des accusations d'incohérence de la part de ses opposants.

#industrie
·Le Parisien ↗
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Le RN critiqué pour son abstention sur la nationalisation d’ArcelorMittal

·Marine Le Pen, Jean-Philippe Tanguy

Alors qu'il défend régulièrement la souveraineté industrielle et la protection de l'emploi, le Rassemblement national s'est abstenu lors du vote d'une proposition de loi visant à nationaliser les activités françaises d'ArcelorMittal, suscitant des accusations d'incohérence de la part de ses opposants.

Contexte

Depuis plusieurs mois, la situation d’ArcelorMittal en France alimente les débats sur l’avenir de la sidérurgie française, dans un contexte marqué par des suppressions de postes, des interrogations sur les investissements industriels et les projets de décarbonation des sites français. La question de la nationalisation de l’entreprise est devenue un sujet central pour une partie de la gauche et plusieurs organisations syndicales.

Une proposition de loi visant à nationaliser les activités françaises d’ArcelorMittal a été examinée à l’Assemblée nationale le 11 juin 2026. Le texte était soutenu par l’ensemble des groupes de gauche mais rejeté par le gouvernement et la droite parlementaire.

Position du RN

Lors du vote, les députés du Rassemblement national ont choisi de s’abstenir.

Cette abstention a permis l’adoption du texte par l’Assemblée nationale sans que le RN ne s’associe explicitement à la proposition de nationalisation. Le parti avait déjà adopté la même position lors d’un précédent examen du texte en novembre 2025.

Critiques

Les adversaires du RN ont souligné une contradiction entre cette abstention et les positions régulièrement défendues par le parti sur :

  • la souveraineté industrielle ;
  • la protection des emplois industriels ;
  • la lutte contre les délocalisations ;
  • le soutien aux secteurs stratégiques français.

Plusieurs responsables de gauche ont estimé qu’une nationalisation d’ArcelorMittal constituait précisément une mesure de protection économique compatible avec le discours souverainiste du RN.

Enjeux économiques et sociaux

ArcelorMittal représente une part importante de la production d’acier française et plusieurs milliers d’emplois directs et indirects. Les partisans de la nationalisation considèrent qu’une intervention de l’État permettrait de sécuriser l’avenir industriel de la filière et d’accompagner sa transition écologique.

Les opposants à cette solution estiment au contraire qu’une nationalisation représenterait un coût important pour les finances publiques et ne garantirait pas à elle seule la pérennité économique du groupe.

Résultat

Le 11 juin 2026, l’Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture la proposition de loi visant à nationaliser les activités françaises d’ArcelorMittal.

Le texte a été approuvé par les groupes de gauche, rejeté par la droite et les députés macronistes, tandis que le Rassemblement national s’est abstenu.

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Devoir de vigilance : le RN au Parlement européen détricote les obligations des multinationales

Le 13 novembre 2025, le Parlement européen a vidé de sa substance la directive sur le devoir de vigilance, qui rendait les multinationales responsables des abus commis chez leurs sous-traitants et fournisseurs à l'étranger. L'eurodéputée RN Pascale Piera a conduit la négociation et a revendiqué une « grande victoire » — alors que le parti dit combattre le « dumping social » et les délocalisations.

#délocalisation #union europeenne #Bardella
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Devoir de vigilance : le RN au Parlement européen détricote les obligations des multinationales

·Pascale Piera, Jordan Bardella

Le 13 novembre 2025, le Parlement européen a vidé de sa substance la directive sur le devoir de vigilance, qui rendait les multinationales responsables des abus commis chez leurs sous-traitants et fournisseurs à l'étranger. L'eurodéputée RN Pascale Piera a conduit la négociation et a revendiqué une « grande victoire » — alors que le parti dit combattre le « dumping social » et les délocalisations.

Le contexte

Adoptée en avril 2024, la directive européenne sur le devoir de vigilance (CSDDD) rendait les grandes entreprises juridiquement responsables des atteintes aux droits humains et à l’environnement commises — y compris chez leurs fournisseurs et sous-traitants à l’autre bout du monde. C’est l’un des rares textes qui encadraient le modèle de production délocalisée : une entreprise donneuse d’ordre ne pouvait plus se réfugier derrière l’opacité de ses filiales et de ses sous-traitants étrangers.

Dès 2025, sous la pression d’un lobbying décrit par l’ONG Bloom comme « mené par plusieurs multinationales, dont TotalEnergies, ExxonMobil, la Fédération bancaire française ou encore Siemens, avec l’appui direct de l’administration Trump et du Qatar », la Commission a présenté un paquet « Omnibus » visant à alléger ces obligations.

Les faits

Le 13 novembre 2025, le Parlement européen a adopté le paquet Omnibus I par 382 voix contre 249, grâce à une alliance inédite entre la droite (PPE) et l’extrême droite, en rupture avec le « cordon sanitaire ». Le texte :

  • relève le seuil d’application de 1 000 à 5 000 salariés (et 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires), réduisant fortement le nombre d’entreprises concernées ;
  • supprime le régime européen harmonisé de responsabilité civile, qui permettait aux victimes étrangères d’attaquer en justice la maison mère, et le renvoie au choix de chaque État ;
  • supprime l’obligation de plans de transition climatique.

Pascale Piera, eurodéputée du Rassemblement national, a conduit la négociation de ce dossier. Elle a salué « une majorité pragmatique désormais possible » au Parlement européen et estimé que « cette victoire n’est que la première d’une longue série ». Jordan Bardella a affirmé que « le Rassemblement national fait plier la Commission von der Leyen » et qu’« une autre majorité est possible ».

Pourquoi c’est notable

Le RN présente la lutte contre les délocalisations et le « dumping social » comme un pilier de son discours économique et de sa défense des ouvriers français. Sur ce vote, ses eurodéputés ont pourtant porté et revendiqué l’affaiblissement du seul cadre européen qui obligeait les multinationales à répondre des conditions sociales et environnementales de leur production délocalisée, aux côtés des intérêts pétroliers et bancaires qui l’avaient combattu.

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Thomas Ménagé : climatoscepticisme et critiques sur son activité parlementaire

Le député RN Thomas Ménagé a relativisé les travaux du GIEC et a été critiqué pour certaines absences lors de votes concernant les territoires ruraux.

#climat #Economie #Elu RN
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Thomas Ménagé : climatoscepticisme et critiques sur son activité parlementaire

·Thomas Ménagé

Le député RN Thomas Ménagé a relativisé les travaux du GIEC et a été critiqué pour certaines absences lors de votes concernant les territoires ruraux.

Parcours

Thomas Ménagé est député RN de la 4ᵉ circonscription du Loiret depuis 2022 et fait partie de la génération montante du parti autour de Jordan Bardella.

Positions

  • En 2023, il a déclaré que les chercheurs du GIEC avaient « parfois tendance à exagérer ».
  • Il a été critiqué pour son absence lors de certains votes portant sur les déserts médicaux et la précarité agricole, malgré son discours axé sur la défense des territoires ruraux.
  • Il s’est opposé à plusieurs mesures sociales défendues par la gauche, notamment sur le SMIC ou le gel des loyers.

Réaction

Ses prises de position ont alimenté les critiques sur l’écart entre le discours social du RN et les votes de ses élus à l’Assemblée nationale.