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Portrait de Marine Le Pen

Marine Le Pen

Députée du Pas-de-Calais · Rassemblement National · né·e en 1968

Présidente du Front national puis du Rassemblement National de 2011 à 2021, présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, candidate à l’élection présidentielle en 2012, 2017 et 2022. Mise en cause avec d’autres cadres du parti dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN.

7 faits documentés

Economie ✓ Vérifié

Le RN critiqué pour son abstention sur la nationalisation d’ArcelorMittal

Alors qu'il défend régulièrement la souveraineté industrielle et la protection de l'emploi, le Rassemblement national s'est abstenu lors du vote d'une proposition de loi visant à nationaliser les activités françaises d'ArcelorMittal, suscitant des accusations d'incohérence de la part de ses opposants.

#industrie
·Le Parisien ↗
Economie ✓ Vérifié

Le RN critiqué pour son abstention sur la nationalisation d’ArcelorMittal

·Marine Le Pen, Jean-Philippe Tanguy

Alors qu'il défend régulièrement la souveraineté industrielle et la protection de l'emploi, le Rassemblement national s'est abstenu lors du vote d'une proposition de loi visant à nationaliser les activités françaises d'ArcelorMittal, suscitant des accusations d'incohérence de la part de ses opposants.

Contexte

Depuis plusieurs mois, la situation d’ArcelorMittal en France alimente les débats sur l’avenir de la sidérurgie française, dans un contexte marqué par des suppressions de postes, des interrogations sur les investissements industriels et les projets de décarbonation des sites français. La question de la nationalisation de l’entreprise est devenue un sujet central pour une partie de la gauche et plusieurs organisations syndicales.

Une proposition de loi visant à nationaliser les activités françaises d’ArcelorMittal a été examinée à l’Assemblée nationale le 11 juin 2026. Le texte était soutenu par l’ensemble des groupes de gauche mais rejeté par le gouvernement et la droite parlementaire.

Position du RN

Lors du vote, les députés du Rassemblement national ont choisi de s’abstenir.

Cette abstention a permis l’adoption du texte par l’Assemblée nationale sans que le RN ne s’associe explicitement à la proposition de nationalisation. Le parti avait déjà adopté la même position lors d’un précédent examen du texte en novembre 2025.

Critiques

Les adversaires du RN ont souligné une contradiction entre cette abstention et les positions régulièrement défendues par le parti sur :

  • la souveraineté industrielle ;
  • la protection des emplois industriels ;
  • la lutte contre les délocalisations ;
  • le soutien aux secteurs stratégiques français.

Plusieurs responsables de gauche ont estimé qu’une nationalisation d’ArcelorMittal constituait précisément une mesure de protection économique compatible avec le discours souverainiste du RN.

Enjeux économiques et sociaux

ArcelorMittal représente une part importante de la production d’acier française et plusieurs milliers d’emplois directs et indirects. Les partisans de la nationalisation considèrent qu’une intervention de l’État permettrait de sécuriser l’avenir industriel de la filière et d’accompagner sa transition écologique.

Les opposants à cette solution estiment au contraire qu’une nationalisation représenterait un coût important pour les finances publiques et ne garantirait pas à elle seule la pérennité économique du groupe.

Résultat

Le 11 juin 2026, l’Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture la proposition de loi visant à nationaliser les activités françaises d’ArcelorMittal.

Le texte a été approuvé par les groupes de gauche, rejeté par la droite et les députés macronistes, tandis que le Rassemblement national s’est abstenu.

Terrorisme ✓ Vérifié

Municipales 2026 à Bastia : le RN investit un candidat condamné pour tentative d'attentat, validé personnellement par Marine Le Pen

En octobre 2025, le RN corse s'allie à Nicolas Battini, condamné en 2016 à 8 ans de prison pour une tentative d'attentat à la voiture-bélier contre la sous-préfecture de Corte, pour les municipales de Bastia. Marine Le Pen confirme avoir personnellement validé sa candidature, alors que le RN affirme exiger un casier judiciaire vierge de ses candidats.

#Terrorisme #condamnation #Marine Le Pen
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Municipales 2026 à Bastia : le RN investit un candidat condamné pour tentative d'attentat, validé personnellement par Marine Le Pen

·Marine Le Pen, Nicolas Battini

En octobre 2025, le RN corse s'allie à Nicolas Battini, condamné en 2016 à 8 ans de prison pour une tentative d'attentat à la voiture-bélier contre la sous-préfecture de Corte, pour les municipales de Bastia. Marine Le Pen confirme avoir personnellement validé sa candidature, alors que le RN affirme exiger un casier judiciaire vierge de ses candidats.

Attaque en voiture bélier et bombe

Dans la nuit du 1er avril 2012, une voiture-bélier chargée d’un engin explosif artisanal (non explosé) est lancée contre la sous-préfecture de Corte, en Corse — une autre tentative similaire visant l’Office de l’environnement de CorTe avait eu lieu quelques semaines plus tôt. Le 6 octobre 2016, Nicolas Battini, aujourd’hui dirigeant du micro-parti identitaire corse Mossa Palatina, est condamné par la cour d’assises spéciale de Paris à 8 ans de prison pour ces faits, ainsi que pour recel. Il purge sa peine, en partie en régime antiterroriste, et sort de détention en 2019. Il figure au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes.

Les faits

Le 20 octobre 2025, à Quasquara, le RN — représenté par son délégué territorial de Corse François Filoni —, l’UDR (Alexandre-Guillaume Tollinchi) et Mossa Palatina (Nicolas Battini) annoncent une alliance électorale, « Unione di i Patriotti », en vue des municipales 2026. Le 27 février 2026, Battini dévoile sa liste « Populu di Bastia », portée par cette alliance, pour la mairie de Bastia.

Face à la polémique sur l’investiture d’un candidat condamné pour terrorisme, plusieurs responsables RN défendent publiquement le choix : le député européen Philippe Olivier minimise (« il n’y a pas eu de mort, il y a eu une voiture contre une porte de préfecture ») et le député Jean-Philippe Tanguy dénonce une tentative de « salir le RN ». Surtout, Marine Le Pen elle-même confirme avoir personnellement validé la candidature : « Oui, j’ai donné mon accord à cette candidature », estimant que Battini avait été « aspiré dans une spirale de violence » à 18 ans — alors que le directeur de campagne du RN aux municipales, Julien Sanchez, affirme par ailleurs que le parti exige un casier judiciaire vierge de ses candidats.

Au second tour des municipales, le 22 mars 2026, la liste Battini arrive troisième avec 13,84 % des voix (Gilles Simeoni est élu maire avec 44,49 %) mais obtient 3 sièges au conseil municipal de Bastia.

Pourquoi c’est notable

Il ne s’agit pas d’un sympathisant isolé mais d’une décision officielle du parti — une alliance électorale signée par un délégué territorial RN, défendue par un eurodéputé et un député RN, puis validée en personne par la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale. Cela contredit directement le discours du RN sur la fermeté en matière de sécurité et de terrorisme, et la garantie affichée d’un casier judiciaire vierge pour ses candidats.

Elu RN ✓ Vérifié

Marine Le Pen condamnée dans l'affaire des assistants parlementaires européens

Marine Le Pen a été reconnue coupable d'avoir participé à un système de détournement de fonds publics européens entre 2004 et 2016. Le tribunal lui a reproché à la fois son rôle de dirigeante du FN et l'emploi d'assistants travaillant en réalité pour le parti.

#Marine Le Pen #condamnation
·Le Monde ↗
Elu RN ✓ Vérifié

Marine Le Pen condamnée dans l'affaire des assistants parlementaires européens

·Marine Le Pen

Marine Le Pen a été reconnue coupable d'avoir participé à un système de détournement de fonds publics européens entre 2004 et 2016. Le tribunal lui a reproché à la fois son rôle de dirigeante du FN et l'emploi d'assistants travaillant en réalité pour le parti.

Faits

Entre 2004 et 2016, le FN a utilisé des fonds du Parlement européen pour rémunérer des collaborateurs travaillant pour le parti.

La justice a retenu que Marine Le Pen avait joué un rôle central dans le maintien du système après son accession à la présidence du FN en 2011.

Elle est également condamnée pour plusieurs contrats liés à ses propres assistants parlementaires, représentant environ 474 000 euros de préjudice.

Condamnation

  • 3 ans de prison dont 1 an sous bracelet électronique (appel)
  • 100 000 € d’amende
  • 45 mois d’inéligibilité dont une partie avec sursis

Montants

  • 474 000 € directement liés à ses assistants
  • Participation à un système global estimé à plus de 4,4 millions d’euros
Désinformation ✓ Vérifié

Le RN utilise des chiffres trompeurs sur l'explosion de la violence

Après le meurtre de Thomas à Crépol, plusieurs responsables du RN ont avancé des chiffres sur les agressions et les attaques au couteau en mélangeant des sources statistiques différentes.

#statistiques falsifiées
·AFP Factuel ↗
Désinformation ✓ Vérifié

Le RN utilise des chiffres trompeurs sur l'explosion de la violence

·Marine Le Pen et Jordan Bardella

Après le meurtre de Thomas à Crépol, plusieurs responsables du RN ont avancé des chiffres sur les agressions et les attaques au couteau en mélangeant des sources statistiques différentes.

Contexte

À la suite du meurtre de Thomas à Crépol, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont multiplié les références à une prétendue explosion de la violence en France.

Vérification

Parmi les chiffres avancés figuraient :

  • une « agression gratuite toutes les 44 secondes » ;
  • « 120 attaques au couteau par jour » ;
  • une explosion des actes violents dans les zones rurales.

AFP Factuel relève que ces chiffres proviennent de catégories statistiques différentes, additionnées ou comparées sans précautions méthodologiques.

Les affirmations ne reflètent pas fidèlement les données produites par le ministère de l’Intérieur.

Conclusion

Les chiffres cités reposent sur des raccourcis et extrapolations qui donnent une image trompeuse de l’évolution réelle de la délinquance.

Désinformation ✓ Vérifié

Marine Le Pen et le chiffre invérifiable des 95 % de délinquance liée à l'immigration

Marine Le Pen a affirmé à plusieurs reprises que 95 % de la délinquance de rue était le fait de personnes immigrées ou issues de l'immigration. Ce chiffre ne figure dans aucune statistique officielle et repose sur une interprétation contestée.

#statistiques falsifiées
·AFP Factuel ↗
Désinformation ✓ Vérifié

Marine Le Pen et le chiffre invérifiable des 95 % de délinquance liée à l'immigration

·Marine Le Pen

Marine Le Pen a affirmé à plusieurs reprises que 95 % de la délinquance de rue était le fait de personnes immigrées ou issues de l'immigration. Ce chiffre ne figure dans aucune statistique officielle et repose sur une interprétation contestée.

Contexte

Lors de plusieurs interventions médiatiques, Marine Le Pen a déclaré que « 95 % de la délinquance de rue » était imputable à des personnes immigrées ou issues de l’immigration.

Vérification

Le chiffre n’apparaît dans aucune publication du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI).

La cheffe du service statistique du ministère de l’Intérieur a indiqué qu’il n’existait pas de données permettant d’établir un tel pourcentage.

Le chiffre provient d’une extrapolation réalisée par un criminologue à partir de données partielles et ne correspond pas à une statistique officielle.

Conclusion

L’affirmation repose sur un chiffre invérifiable qui ne figure dans aucune base statistique publique.

Néo-nazisme ✓ Vérifié

Un photographe de Marine Le Pen aux références néo-nazies

Le photographe officiel de la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2017 était associé à des contenus et références néo-nazis sur Facebook sous le pseudonyme « Alex Vril ».

#Néo-nazisme #Marine Le Pen
Néo-nazisme ✓ Vérifié

Un photographe de Marine Le Pen aux références néo-nazies

·Laurent L. - Photographe de campagne de Marine Le Pen

Le photographe officiel de la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2017 était associé à des contenus et références néo-nazis sur Facebook sous le pseudonyme « Alex Vril ».

Contexte

En campagne présidentielle de 2017, Laurent L., photographe officiel de Marine Le Pen possedait un compte Facebook le pseudonyme « Alex Vril ». Ce pseudonyme fait référence à la « Société de Vril », une mythologie ésotérique associée à certains cercles nazis.

Il travaille sous l’étiquette de la société de communication e-Politic, dont Frédéric Chatillon, ancien dirigeant du GUD et proche de Marine Le Pen, est l’un des investisseurs.

Contenu des publications

  • Une image de couverture reprenant une représentation historiquement associée aux caricatures antisémites diffusées dans les années 1930.
  • Des interactions (« J’aime ») avec des pages ouvertement néonazies, notamment la page « Natiocratie ».
  • Des interactions avec des publications valorisant la Waffen-SS, les Jeunesses hitlériennes ou des thèmes liés à la « beauté aryenne » et à « l’homogénéité ethnique ».
  • Des interactions avec des contenus présentant favorablement Savitri Devi, figure du néonazisme ésotérique.
  • Des interactions avec plusieurs publications comportant des blagues ou références antisémites.

Réseaux et entourage

Plusieurs salariés ou collaborateurs d’e-Politic apparaissaient parmi les interactions observées sur certaines des mêmes pages Facebook. Aucune sanction publique concernant Laurent L. n’est mentionnée dans les sources consultées.

Justice ✓ Vérifié

Le Front national condamné dans l'affaire des kits de campagne de 2012

Le Front national a été condamné pour avoir mis en place un système de kits de campagne surfacturés lors des élections législatives de 2012, permettant d'obtenir des remboursements publics supérieurs aux coûts réels engagés.

#condamnation #GUD
·Le Monde ↗
Justice ✓ Vérifié

Le Front national condamné dans l'affaire des kits de campagne de 2012

·Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, Wallerand de Saint-Just

Le Front national a été condamné pour avoir mis en place un système de kits de campagne surfacturés lors des élections législatives de 2012, permettant d'obtenir des remboursements publics supérieurs aux coûts réels engagés.

Contexte

Lors des élections législatives de 2012, le Front national sous la direction met en place un dispositif centralisé de financement de campagne destiné à ses candidats.

La quasi-totalité des 572 candidats investis par le parti se voit proposer l’acquisition d’un « kit de campagne » comprenant notamment des affiches, des tracts et des outils de communication numérique.

Ces kits sont produits par la société Riwal, dirigée par Frédéric Chatillon, proche de longue date de Marine Le Pen, ancien chef du GUD et prestataire historique du parti.

Mécanisme

Chaque kit est facturé environ 16 550 euros aux candidats.

Pour financer ces achats, les candidats peuvent contracter un prêt auprès de l’association de financement « Jeanne », structure liée à l’entourage du Front national.

Les candidats ayant obtenu au moins 5 % des suffrages aux élections bénéficient ensuite du remboursement de leurs frais de campagne par l’État.

L’enquête judiciaire conclut que les prestations facturées étaient significativement surévaluées par rapport à leur coût réel, permettant de majorer artificiellement les remboursements publics versés au titre des frais électoraux.

Le système permet également à plusieurs structures gravitant autour du parti de percevoir des revenus liés à la fabrication des kits et aux intérêts des prêts accordés.

Décision de justice

La justice retient l’existence d’un dispositif de surfacturation organisé autour des kits de campagne.

Le Front national est reconnu coupable de recel d’abus de biens sociaux et condamné à une amende de 250 000 euros.

Plusieurs responsables impliqués dans le montage financier sont également condamnés à des peines de prison, parfois assorties de sursis, ainsi qu’à des peines d’inéligibilité selon leur niveau de responsabilité.

Conséquences

L’affaire des kits de campagne constitue l’un des principaux dossiers judiciaires ayant visé le financement du Front national durant les années 2010.

Elle met en lumière les relations financières entre le parti, ses prestataires de communication et les structures de financement gravitant dans son entourage.