La position de la Confédération paysanne

Le jour même du vote, le syndicat publie un communiqué intitulé « PPL Duplomb : la droite et l’extrême droite sacrifient le monde paysan au profit de l’agro-industrie ».

Il y décrit un texte « taillé sur mesure pour l’agro-industrie », qui organise « l’agrandissement des exploitations destinées à la production animale industrielle, l’accaparement de l’eau par la construction de méga-bassines » et la réintroduction de l’acétamipride.

Le syndicat reproche à « la coalition centristes, LR, macronistes et RN » de refuser d’aborder la seule question qui détermine la survie des fermes — le revenu paysan — et d’affaiblir les outils de la transition agroécologique alors que « plus de 80 % des agriculteur·rices y sont favorables ». Il conclut que « chaque parlementaire devra donc assumer son vote en faveur d’un texte déconnecté des préoccupations » du monde paysan.

Un mois plus tard, la Confédération paysanne déposera une contribution extérieure auprès du Conseil constitutionnel pour tenter de faire censurer le texte.

Les faits

Au scrutin n°2957 du 8 juillet 2025, la loi est définitivement adoptée par 316 voix pour, 223 contre et 25 abstentions.

  • Rassemblement national : 119 pour, 0 contre, 2 abstentions — soit une participation de 98 % du groupe et une cohésion quasi totale.

Les quatre groupes de gauche ont voté contre à l’unanimité. La loi a été adoptée grâce aux voix du bloc central (EPR, DEM, HOR), de la droite (DR), du RN, de l’UDR et de LIOT.

Ce vote intervient six semaines après que le même groupe RN a voté la motion de rejet qui avait supprimé le débat en séance sur ce texte.