Les faits
Après l’examen des articles du 19 au 30 mai 2026 et un premier vote solennel le 2 juin, le texte de la commission mixte paritaire est soumis au vote dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026.
Au scrutin n°8427, le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles est adopté par 296 voix pour, 224 contre et 41 abstentions.
- Rassemblement national : 122 pour, 0 contre, 0 abstention, 0 non-votant.
Avec les 17 voix de l’UDR, l’extrême droite fournit 139 des 296 voix favorables, soit 47 % du total. Sans elles, le texte était rejeté (157 pour contre 224 contre). Le camp présidentiel, lui, s’était fracturé : le groupe EPR se divisait entre 51 pour, 15 contre et 16 abstentions.
Le texte autorise l’Anses à réautoriser l’acétamipride et le flupyradifurone pour trois ans, fixe des objectifs d’extension des capacités de stockage de l’eau et assouplit la protection du loup.
Contexte
Sur ce même texte, des députés RN avaient déposé 28 amendements écrits par la FNSEA et les Jeunes agriculteurs, ainsi que des amendements fournis par Valhor, Moët Hennessy (LVMH) et la Fédération du commerce et de la distribution.